Biopsie ganglionnaire cervicale

BUT DE L’INTERVENTION

Vous présentez un ganglion cervical de nature indéterminée, dont il est nécessaire de faire le prélèvement.

Le but de cette biopsie ganglionnaire (prélèvement d’un ganglion) est de préciser la nature infectieuse ou tumorale, bénigne ou maligne (cancéreuse), de ce ganglion hypertrophié.

Planche d’anatomie du cou

REALISATION DE L’INTERVENTION

Cette intervention peut être effectuée sous anesthésie locale ou générale. Il est de la compétence du médecin anesthésiste-réanimateur, que vous verrez en consultation préalable à l’intervention, de répondre à vos questions relatives à sa spécialité.

L’intervention s’effectue par une incision en regard du ganglion. Celui-ci sera prélevé pour différentes analyses (recherche de microbes, analyse des tissus sous microscope…).

Un examen histologique pourra être demandé pendant l’intervention (examen extemporané, c’est-à-dire une analyse immédiate mais au résultat non définitif, dont la fiabilité n’est pas de 100%) pour préciser la nature de l’anomalie tissulaire (lésion) et adapter, si nécessaire, le geste chirurgical.

La mise en place d’un drain n’est pas systématique. Lorsqu’il est mis en place, il est maintenu pendant un ou quelques jours.

La durée d’hospitalisation et les soins post-opératoires vous sera précisés en consultation.

RISQUES IMMEDIATS

Un hématome est possible, il est en règle peu préoccupant.

On peut observer également une suppuration locale qui peut entraîner une désunion de la cicatrice. Celle-ci nécessitera des soins locaux, prolongera la durée de cicatrisation et peut être responsable d’une cicatrice disgracieuse.

RISQUES SECONDAIRES

En dehors de la cicatrice qui peut être fibreuse, épaisse ou douloureuse, on peut observer une petite zone d’insensibilité de votre cou, de votre menton ou de votre pavillon de l’oreille.

Des douleurs cervicales ou de l’épaule, des difficultés de mobilisation de l’épaule sont possibles et en règle passagères.
Une collection ou un écoulement de lymphe peuvent aussi survenir. Cet écoulement peut se tarir grâce à des soins locaux mais peut nécessiter une nouvelle intervention dans des cas exceptionnels.

Enfin, selon les résultats histologiques définitifs, une nouvelle intervention peut être nécessaire pour compléter le geste chirurgical.

COMPLICATIONS EXCEPTIONNELLES ET/OU GRAVES

En fonction de la zone opérée, une asymétrie des lèvres lors du sourire et de la parole peut survenir selon la région disséquée. Cette asymétrie est le plus souvent temporaire et récupère plus ou moins rapidement.

Si le sacrifice d’un nerf a été rendu indispensable au cours de l’intervention, on peut prévoir, dans de très rares cas, des troubles de la voix, des difficultés ou des douleurs lors de l’alimentation, des difficultés à mobiliser l’épaule ou une chute de la paupière supérieure en fonction du nerf sacrifié.

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