Rhinopharyngite

La rhinopharyngite est communément, appelée “rhume”. Il s’agit d’une infection virale bénigne de la muqueuse qui tapisse les cavités nasales et le pharynx. Elle est causé par une multitude de virus comme les picornaviridés (dont les rhinovirus), les adénovirus ou les coronavirus.

Il s’agit d’une infection virale contagieuse dont la fréquence augmente aux périodes froides. Les virus sont transmis de deux façons :

• par voie aérienne, lors de la toux ou d’éternuement

• par contact avec de la salive ou des sécrétions nasales contaminées

La période d’incubation dure généralement entre 2 et 5 jours.

Les symptômes sont variables d’une personne à l’autre et selon le type de virus incriminé.
Il existe souvent des symptômes généraux comme une fatigue, des frissons, une sensation de pesanteur de la tête, des courbatures, une perte d’appétit et un léger fébricule.
Ces signent s’accompagnent de signes locaux qui dominent souvent le tableau. On retrouve des signes de rhinite (inflamation de la muqueuse nasale) comme des démangeaisons du nez, des éternuements, le nez qui coule et un larmoiement; des signes de pharyngite (inflammation de la muqueuse du pharynx) comme une sensation de sécheresse et de brûlure de la gorge, une toux et des douleurs à la déglutition.

Les deux symptôme les plus marqués sont :

• l’écoulement nasal (rhinorrhée). Dans un premier temps cet écoulement est souvent clair liquide. Puis il change d’aspect après quelques jours et devient plus épais et coloré (jaune-vert). Quelques jours plus tard il change à nouveau d’aspect en s’éclaircissant avant de diminuer en quantité et disparaitre progressivement.

• l’obstruction nasale peut être unilatérale, bilatérale ou à bascule et peut être accompagnée par des maux de tête et une sensation de plénitude de la face et des oreilles.

L’intensité et l’évolution des symptômes est très variable. Leur résolution spontanée apparait après souvent après 7 à 15 jours d’évolution.

Le traitement

La rhinopharyngite est une affection bénigne, pour laquelle il n’existe pas de traitement spécifique notamment anti-viral.
La prise en charge est donc symptomatique afin de soulager les symptômes. Elle s’appuie sur :

• des lavages des fosses nasales au sérum physiologique associés au mouchage du nez, qui évitent la stagnation des sécrétions purulentes, limite la gène et le risque de surinfection

• des antalgiques en cas de douleurs

• antipyrétiques en cas de fièvre

• des vasoconstricteurs par voie nasale peuvent être envisagés en cas d’obstruction nasale invalidante, en de l’absence de contre-indications

Des mesures de préventions doivent aussi être mises en oeuvre afin de proteger les sujets à risque et de limiter la propagation de l’infection. Ces mesures concernent essentiellement les personnes porteuses et les sujets fragiles qui devront respecter les règles suivantes:
– une hygiene des mains et l’utilisation régulière de solution de lavage hydro-alcoolique
– le port de masque par les personnes contagieuses exposées au public
– éviter les contacts affectifs comme les accolades, les baisers et même les poignets de main

Un traitement antibiotique par voie générale n’est pas justifié en l’absence de complications, chez l’adulte comme chez l’enfant. Les complications sont rares mais possibles. Il s’agit essentiellement de surinfections bactériennes ou de sinusites aiguës. On peut observer des troubles respiratoires associées chez des patients bronchitiques ou emphysémateux.

Chez l’enfant

La rhinopharyngite est la maladie infectieuse la plus fréquente chez l’enfant. Leur système immunitaire n’est pas encore totalement mature ce qui les rend plus vulnérables aux infections de la vie courante. Les rhinopharyngites de l’enfant sont souvent bénignes et participent au développement de leur système immunitaire. Cependant, la répétiton des épisodes infectieux peut être à l’origines de complications comme une otite séreuse, une baisse de l’audition ou une éthmoïdite qui imposent alors une prise en charge adaptée.

Il existe aussi des facteurs de risque qui favorisent la survenue de ces infections chez l’enfant comme :

• le tabagisme passif

• la pollution aérienne

• la vie en communauté (en crèche par exemple)

• le reflux gastro-oesophagien